●Été 2002 au Québec

Des vacances simples, riches en culture et en émotions
à la découverte du Québec

Quel bonheur de visiter un pays, qui enfoui sous des tonnes de neige en hiver, avec ce froid glacial que je n’aime pas du tout, devient un lieu où il fait bon vivre en été avec la beauté de ses paysages et les nombreux sites touristiques et historiques. C’est mon premier été au Québec car avant j’étais soit à Paris, soit aux USA et donc je n’ai pas eu le temps de voir du pays.  Sur les conseils de mes amis dont Radius, j’ai essayé de visiter une partie de cette belle province et aux vacances prochaines, j’irai beaucoup plus au nord. Je ne connaissais qu’une région jusqu’à présent car mon amie Catou y vit et je fais régulièrement des séjours là-bas qui d’ailleurs me redonnent du tonus car il faut bien le dire, c’est beau la campagne, loin du béton, des voitures et des pigeons; et mon amie est pleine de vie. Bref, nous sommes ravis de notre été. Et quoi de plus beau que de faire ce voyage dans la voiture de nos amis Bluenose et Denise, qui nous ont demandé de la kidnapper devant eux…lol.

L’Île Sainte-Hélène
Très proche de Montréal, en plein milieu du fleuve, cette île est une sortie agréable avec ses jardins et sa biosphère. Dans la biosphère, on assiste à des conférences sur les rives du Saint-Laurent. Impréssionant de voir les beautés de ce fleuve que je connais peu. Nous prenons un bain de pied dans de l’eau de source glacée, ouch. Et nous regardons des montages en 3D. Nous traversons de l’autre coté sur l’île Notre-Dame et nous finissons au casino de Montréal, dont le resto italien est un délice. Oui,  la panthère est gourmande mais nous n’avons qu’une vie et manger est un des plaisirs de la vie, non négligeable.

L’Oratoire St-Joseph
Quel magnifique édifice! En plus, lorque le soleil brille, c’est un spectacle sans égal. Cette immense basilique me rappelle un peu le Sacré-Coeur à Paris. Cette basilique fût l’idée du frère André en 1904. Il voulait un lieu de prière pour y célébrer saint Joseph, époux de Marie, mère de Jésus, qu’il vénérait de façon particulière. La petite chapelle est devenue une basilique. C’est un lieu de prière et de pélerinage.

Le Saint-Laurent
Qu’il est beau ce fleuve. Immense à perte de vue. Et surtout  ces îles parsemées ici et là , en font une vision magique. Longer la côte est une merveille; mais j’aime l’eau donc, ceci explique cela.

Sainte-Anne de Bellevue
Nous avons longé le St-Laurent pour y arriver par la route panoramique. Nous avons pris le temps de nous asseoir sur le bord de l’eau et d’écouter les remous de celle-ci contre la berge. Un sentiment de bien-être nous envahit, dans ces moments aussi précieux. Nous avons longé le canal et vu des bateaux, des petits des grands, des beaux et des moins beaux. À la terrasse d’un café, nous avons pris un café glacé sur les conseils de ma fille et ensuite bien sûr Chris le gourmand avait aperçu les crèmes molles (crèmes glacées molles) donc zoom..une glace vanille choco pour nous tous. Nous avons fait quelques boutiques et nous avons continué notre chemin.

La Pointe du Moulin
Arrivés à la Pointe du Moulin, nous apprenons qu’en 1672, l’intendant Talon a concédé l’île à Francois-Marie Perrot. Ce dernier a ouvert un poste de traite illégale de fourrures avec les indiens en échange d’eau de vie. Trente ans plus plus tard, Joseph Trottier Desruisseaux, le nouveau seigneur de l’île, fait construire un moulin à vent destiné à la transformation des grains à l’usage des habitants.
Nous décidons de visiter la maison du meunier et le moulin. La maison du meunier, maison ancestrale qui est encore très solide avec ses poutres et divers meubles et ustensils d’époque. Maison rudimentaire mais qui à l’époque devait être vue comme un accomplissement social.
Une charmante dame nous a ensuite fait visiter le moulin. Ouch, il fallait monter deux escaliers abrupts. Mes vieux os ont survécu. Mes poumons moins, mais le temps qu’on nous explique le mécanisme du moulin à vent, je respirais à nouveau. Le moulin à vent, le seul encore en fonction au Québec, mécanisme très intéressant dont je ne connaissais pas grand chose et ce fut une visite très enrichissante. J’ai appris qu’on utilisait des crapauds pour huiler le mécanisme, quand on manquait d’huile. D’ailleurs la pierre sur laquelle repose l’axe de la meule s’appelle « toad stone ». Ouch, les crapauds (en anglais toads), cousins des grenouilles. J’ai eu comme un sentiment de tristesse tout à coup. Je m’imaginais le pauvre crapaux pressé dans le mécanisme, vive la protection des animaux!
De plus, les hommes de l’époque étaient petits donc les escaliers aussi. Pas drôle pour le loup qui fait presque 2m de haut avec tout ça. Nous sommes allés nous assoir sur le bord de l’eau près du moulin pour dire bonjour aux moustiques. Ils étaient ravis.

Le Mont-Tremblant
Le Mont-Tremblant, son terrain de golf, son sommet, son téléphérique…sa panthère…lol. (Paroles de Chris)
Nous voilà partis à la recherche de monts, qui sont tous comme des crânes rasés avec leurs pistes de ski, et vallées au coeur du Québec. Sur le chemin nous nous arrêtons à Boisbriand pour une picnic vite fait et comme celà ne suffisait pas, nous avons également fait un arrêt forcé Chez Super Patate. Chris aime les frites et pour cause, les belges savent faire les frites. Donc curieuse comme je suis,  j’ai voulu savoir si il aimait les frites de « Patate ».  Il préfère les frites belges; moi je me demande pourquoi elles sont sucrées et Miafé décide qu’elles ressemblent à des bananes plantains frites. Mais comme celà ne suffisait toujours pas, les gourmands de crème molle ont encore fait fureur. Le long du chemin nous dépassons un endroit à Rodéo, hum nous sommes bien sur le continent américain…lol. Ce que j’ai remarqué c’est que plus le paysage est montagneux, plus l’air est envahi de mystique. Je dois dire qu’il pleut et donc nous voyageons sous un ciel gris. Les petites chutes de la rivière cachée dans le village de Mont-Tremblant retardent notre arrivée au pied de la montagne.
Arrivés au Mont Tremblant, nous découvrons un village style Wonderland, avec des maisons de toutes les couleurs dignes d’un conte de fée. Village touristique, coloré qui ressemble à un village de maisons de poupées. Le Mont est là-haut, donc nous décidons que le téléphérique nous y ménera. Il n’y a d’ailleurs aucun autre moyen d’atteindre le sommet si ce n’est à pinces..lol (à pied). Et hop, nous sautons dans des petites cabines ouvertes, le cabriolet et la panthère n’aime pas trop être « à découvert ». Donc je me suis mise à parler une langue inconnue  qui ressemblait à « houlala », espérant que cette promenade dans les airs allait bientôt cesser. Et j’avais deux petits malins à mes côtés qui riaient de m’entendre. Nous décidons de continuer la montée et d’aller au sommet du mont, mais cette fois-ci, celà se fait en téléphérique. Ce sont des cabines fermées alors je suis plus rassurée. Que c’est merveilleux cette montée. Nous apercevons une biche et ses deux petits faons parmi des centaines de sapins et des pistes de ski. Arrivés la-haut, nous sommes émerveillés. Quelle est belle cette vallée. Et ces monts tout autour, ce lac vu d’en haut, cette nature fantastique à moitié dans les nuages. Nous empruntons la piste du Manitou. Après un petite promenade et un petit repos pour admirer la vue, nous décidons de redescendre, car il commençait à faire froid et comblés nous sommes partis satisfaits de cette ballade au sommet, parmi les nuages proches du ciel. Difficile d’immaginer comment ce mont qui faisait 6000m de haut , n’en fait plus que 900 à cause de l’érosion. La nature est un plaisir pour les yeux.

Nous arrivons à Québec et ma première réaction fût WOWWWWWWW! Ça résume tout. Après une promenade sur les terrasses  du château desquelles nous apercevons sur l’autre rive l’Île d’Orleans, nous faisons une visite guidée du château de Frontenac. Une demoiselle en costume d’époque, nous relate la vie d’une jeune femme à cette période, toute en nous parlant du tempérament quelque peu autoritaire de sa mère. Quelle charmante mise en scène et quel humour. Nous avons bien ri tout en apprenant l’histoire de Québec et du château devenu hotel de luxe, pour les voyageurs de l’époque, surtout des grands commerçants. Aujourd’hui, c’est un hôtel de super luxe pour les voyageurs qui aiment le luxe…lol.
Ensuite nous décidons de faire une promenade en calèche à travers la ville.
Intéressante,  la Ruelle du Trésor qui me rappelle Montmartre à Paris, car c’est la rue des artistes et ils accrochent leurs toiles en plein air.
En fait, le shift terminé du cocher nous permet de faire un tour et demi. Je note que le cocher était un charmant jeune homme québecois qui n’a pas osé dire du mal des français car j’étais là et mon accent ne trompe pas..lol.  On en a bien ri d’ailleurs. Bref, il nous a conté l’histoire de la citadelle, des remparts, des plaines d’Abraham, du quartier écossais et de la colonisation française.
Juste à la sortie de Québec, nous décidons d’aller voir la chute de Montmorency: euh la panthère est allée au pied mais c’est tout; car monter là-haut pour ensuite voir la chute de haut, m’est impossible. Alors le loup part seul avec bb panthère et les voilà qu’ils me font de grands signes de là-haut que je ne vois pas. J’avais des lunettes de soleil alors c’est normal…lol. La chute est très belle et bouillonnante. Je me dis que ça doit être chouette de se jeter du haut mais je n’ai pas essayé. Un jour peut-être..lol. Cette chute fait 30 m de plus que les chutes de Niagara, c’est à dire 83 m de haut. À côté, il y a une petite chute appelée Voile de la mariée … hum super long le voile quand même…lol.

Wendake
Très tôt le matin, nous décidons d’aller visiter le village traditionnel amérindien  huron-wendat de Wendake. Le nom de huron vient de hure de sanglier, donné par les français rencontrant un guérrier amérindien wendat coiffé comme la hure du sanglier, pour paraître plus grand pour l’ennemi. Nous avons visité une long house: maison d’habitation huronne; on déterminait le nombre de familles qui y vivaient par le nombre de feux au centre de la maison idest 3 feux voulaient dire 6 familles, à raison de un feu pour deux familles. Les feux n’étaient jamais éteints car ils protégeaient des mauvais esprits. Les long houses étaient très hautes car les familles avaient 3 étages pour vivre. la maison du shaman: sage du village que l’on consultait pour l’interprétation de ses rêves, pour une décision importante que le village devait prendre et pour l’autorisation dans la hutte de sudation; un tipie: tente d’habitation d’autres tribus indiennes nomades; le tipie était une habitation facilement construite et démontée; la hutte de sudation: hutte qui sert à la purification de l’âme et en hiver comme sauna pour aller ensuite se rouler dans la neige en période de grands froids.  Différentes herbes servaient de purificateur dont la sauge, le cèdre blanc et le tabac; Si on voulait se purifier et parler aux esprits, on demandait au shaman d’aller dans cette hutte et celui-ci acceptait ou refusait. Et enfin nous avons vu un site mortuaire. Le malade qui se savait condamné faisait une fête et réunissait le village qui l’accompagnait dans la mort. La dignité était très importante. Il choississait également les habits qu’il voulait porter. On enveloppait le corps du défunt dans l’écorce du bouleau et on le mettait sur une plate-forme. Les esprits ont une grande importance dans la tradition amérindienne, tout comme dans la tradition africaine d’ailleurs. L’âme du défunt devait être en harmonie avec les esprits. Et le deuil est porté d’une manière stricte les premiers jours après le décès. Le guide nous a parlé des problèmes dans les réserves, de la difficulté de vivre ses traditions et de garder la langue vivante; et je dois bien le dire que la fin de la visite m’a laissée très pensive. Nous avons ensuite assisté à des danses traditionnelles dont la danse du serpent; le serpent était envoyé par le grand esprit pour séparer deux tribus ennemies. Il frappe le sol de sa queue et cela fait jaillir l’eau du rocher qui se transforme en rivière. Cette rivière sépare les deux camps ennemis. Ces danses avaient toutes un lien avec la nature. À la fin des danses, deux hommes de l’assemblée ont été choisis pour fumer le calumet de la paix. Chris a refusé d’y aller..lol. Que d’émotions fortes! Ensuite nous avons décidé de manger au restaurant du village, un repas typiquement amérindien: soupe aux graines de tournesol, caribou et riz sauvage.

Île d’Orléans
Située au milieu du St-Laurent, face à la ville de Québec, cette île abrite des familles qui y vivent depuis des siècles. Cette île fût découverte par Jacques Cartier qui l’avait baptisée île de Bacchus, à cause des vignes sauvages qui y poussaient. On peut faire le tour de l’île et longer le fleuve sur cette île qui fait 34 km de long. C’est extraordinairement beau.  Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour admirer la vue du fleuve et les rives de Québec de l’autre coté. Avant la construction du pont en 1935, l’île vivait en autarcie et on s’y rendait en bateau ou à pied car on pouvait marcher sur le Saint-Laurent gelé. L’île est parsemée de fermes.

Sainte-Anne de Beaupré
Nous avons décidé sur les conseils d’un ami très cher, pour lequel nous avons d’ailleurs allumé un cierge, de visiter la basilique Sainte-Anne de Beaupré. C’est vraiment très beau. Ça me rappelle Saint-Paul à Londres.  Cette basilique à été construite en 1923 car l’ancienne avait été détruite dans un incendie. Impressionant mais j’avoue que j’aime ce genre d’édifice. Ça me transporte dans un univers très spécial.

Canyon Sainte-Anne et sa chute
La nature nous manquait donc, nous sommes allés voir un canyon. C’était fantastique. Ce qui est merveilleux à cet endroit c’est cet arc-en ciel formé par la lumière éclatante du soleil et les gouttes d’eau de la chute. Et on le voit d’en haut. Ça me rapelle la chanson du Magicien d’Oz…over the rainbow. Bien sûr il nous a fallu traverser deux ponts suspendus. Euh, la panthère qui aime les hauteurs était dans son élément mais toutefois contente d’être sur l’autre rive…lol. Il y faisait chaud et humide mais superbe est le paysage. En fait, après avoir fait autant de hauteurs, j’ai encore plus envie de faire du delta plane.

La campagne québecoise
Comme on ne peut visiter le Québec, sans rendre visite à nos amies, nous décidons d’aller voir JJJohanne au fin fond de la campagne québecoise…lol, c’est à dire vers Mirabel. À ma grande surprise, elle a décidé de s’exiler dans un village, elle qui était auparavant perdue au milieu de nulle part. Mais, en fait elle avait une bonne raison, donc elle est heureuse et en pleine forme, même si elle est en plein milieu d’un village. Sa petite famille est en pleine forme et bronzée aussi…lol. Oui, à la campagne, il fait bon vivre. Nous allons quelque part en pleine nature, dans un parc, respirer l’air pur. Ah, qu’il est beau d’entendre les oiseaux chanter. Et nous découvrons la passion de Denis: la chimie car il fait de la bière et du vin à usage privé…lol.

Comme nous aimons vraiment la campagne, les villages et les félins…lol, nous poursuivons notre chemin et nous rendons visite à ma soeur féline et amie et son chaton, Catmerl (Linda) et Sylvain dans les Bois-Francs. Toujours pleine de vie, nous avons passé notre temps, à rire boire et manger et manger boire et rire, car je dois bien le dire Sylvain est un super hyper bon cuisinier. Vrai,  que la campagne donne du tonus mais euh, Catou m’épuise, comme d’habitude..lol… mais c’est un secret alors ne lui dîtes pas …lol. Quel bonheur de la revoir avec toute sa petite famille. C’est elle qui m’apprend le québecois mais l’apprentissage est très lent. Les mots sont là mais l’accent lui, demeure très parisien. Je ne suis pas une bonne élève, mais ce n’est pas grave, je comprends déjà mieux qu’avant le québécois, alors il y a de l’espoir. Catou aime et adore son village, sa forêt et le reste je ne dis pas…lol. Tout ce que je peux dire, c’est que c’est un amour de tigresse!

De bons souvenirs et du soleil dans nos coeurs.

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