● Été 2004 au Québec et en Ontario

Nous avons eu un super été pour trois raisons. Premièrement, j’ai passé du temps avec mon adorable loup, 24h/24 j’ai pu l’embêter tous les jours lolol et nous avons grandement apprécié de nous retrouver tous les deux, en promenade loin de tout, l’appart et l’informatique lol. Deuxièmement, nous avons revu nos amis et visité des endroits merveilleux et intéressants, soit par la beauté de la nature soit par la culture. Troisièmement, ma santé très cahotique et difficile a décidé de me donner un peu de répit et alors que l’année dernière j’étais condamnée à la maison, cette année j’ai pu enfin marcher et me promener malgré un début de mois de juillet très fébrile. Je dois dire que j’ai forcé un peu, beaucoup la dépense d’énergie mais vive l’adrénaline et vive la vie! Un été fort en émotions, beaucoup de rires et de superbes moments, que j’ai la joie de partager avec vous.

Les Bois-Francs et la campagne de Catmerl
J’adore la campagne de ma soeur féline et grande amie, Linda. Sa petite ville, Plessisville, « village » perdu au milieu des champs et des forêts dans la région des Bois-Francs offre un univers sain et serein. Là-bas, je me sens bien! L’air y est pur et on a enfin pu, chose exceptionnelle, prendre notre petit déjeuner dehors sans un bruit sauf celui des oiseaux – Catou dormait encore lol (joke) – tout en bronzant aux premiers rayons de soleil. Mais oui j’en avais besoin lol. En fait je suis toute cramée et Catou ne m’avait encore jamais vue si…noire lol.
Bon ok, une tornade, je parle d’une vraie, est venue nous décoiffer en milieu de journée mais des cheveux de féline décoiffée ce n’est pas une catastrophe. Juste que ce vent soudain nous a tous surpris, alors qu’on s’assoupissait, en digérant le succulent repas du midi.
Chaque fois que je reviens de cette campagne je suis ressourcée car j’adore ces immenses étendues de champs et de bois, à perte de vue et les rouleaux de paille dans les champs. Et j’ai une amie qui rend mon séjour toujours très agréable et on n’a pas envie de partir lol et en plus elle fait super bien la cuisine si bien qu’on a fait deux voyages chez Catou cet été, et si je vous dis que cela faisait deux ans que je n’avais pas mis les pieds dans sa campagne natale, cela vous étonne? Moi aussi lol! Mais la raison est simple; mon amie est venue me voir plusieurs fois à Montréal, puisque je ne pouvais pas me déplacer et ce fût un grand plaisir. J’espère qu’elle fera encore de nombreux séjours dans mon igloo.

Le Village d’Antan de Drummondville
Après être passés maintes fois au large de Drummondville, à 3/4 d’heure de Plessisville, nous avons décidé de visiter enfin le Village québécois d’Antan, petit village qui reproduit les années 1810-1910 et qui  longe la rivière Saint-François sur deux kilomètres. Une quarantaine de bâtiments authentiques provenant de la région du Centre du Québec et une vingtaine de reproductions construites par des artisans sont regroupés sur un des premiers lots colonisés dans le canton de Wendover. Ces maisons, qui ont abrité plusieurs générations de Québécois, sont typiques du Québec d’autrefois. Des guides en costumes d’époque expliquent les traditions et les métiers d’antan. Il faisait hyper chaud ce jour-là et nous avons littéralement rôti au soleil. C’était intéressant de voir la vie d’autrefois au Québec et tous ces personnages, hommes, femmes et enfants en costumes d’autrefois. Le village est plutôt un grand musée qu’un site où on y apprend l’histoire du Québec, ce que je croyais avant d’y aller. Toutefois nous avons appris quelques petits trucs ici et là en posant des questions. Nous avions une carte pour nous guider dans le village et donc choisir ce que nous voulions voir. Hormis deux ou trois maisons, nous avons vu tout le village et nous  étions contents d’avoir fait ce petit voyage dans le passé.

Notre superbe journée avec notre amie Denise
Nous avions prévu un peu avant l’été de passer un peu de temps avec notre amie Denise que nous aimons beaucoup. Nous nous sommes donc mis en route tôt le matin, euh avec une heure de retard à cause de … moi … oui lol; en fait j’avait du mal à sortir de mon lit. Destination la chocolaterie belge, la Cabosse d’or pour une visite et de la dégustation. Hum, un petit détour délicieux et gourmand avant d’entamer mon régime. Nous avons beaucoup mangé cette journée là, d’un restaurant à un autre! Super! En fait nous avons quitté Denise vers minuit, après une pause café chez elle. C’est une journée que nous gardons dans notre coeur car nous avons beaucoup parlé, beaucoup ri et admiré la nature québécoise avec une ballade en forêt. Que c’est bien une ballade en forêt! C’était calme et reposant! Et vous savez quoi? Bluenose n’était pas loin!

La chocolaterie belge: La Cabosse d’or (Otterburn Park, Vallée du Richelieu)
À quelques pas du Mont Saint-Hilaire, la chocolaterie La Cabosse d’or est entourée d’arbres et de verdure qui rendent l’endroit bien agréable et reposant. Malheureusement nous n’avons pas pu voir les chocolatiers à l’oeuvre car la chocolaterie était en période d’agrandissement et donc en travaux. Elle est tenue par un couple belge Martine et Jean-Paul Crowin. Venus s’installer en 1981 et après avoir été propriétaires d’une ferme laitière pendant quatre ans, le couple est retourné en Belgique, mais avec l’intention de revenir. Ce qu’ils ont fait deux années plus tard, avec un autre projet en tête. Grands amateurs de chocolat, ils ont décidé de conjuguer leur amour du Québec, leur talent d’entrepreneurs et leur passion du chocolat pour notre plus grand plaisir. Car nous en avons mangé et acheté avec notre amie Denise. En fait quand on rentre dans le magasin, ça sent hyper bon le chocolat et il y en a partout de toutes les couleurs et de toutes les formes alors comment resister eh? Impossible moi je vous dis! Donc nous avons rempli nos sacs et comme il faisait chaud ce jour-là, une partie a fondu lol. On aurait pu aussi jouer au mini golf mais étant donné la chaleur nous avons décidé de rester à l’ombre et déguster une énorme glace remplie de chocolat. Gourmands, nous? Bien sûr et fiers de l’être lol. Pour Chris, le chocolat fait partie de l’alimention normale. Ce n’est pas une gourmandise! Vous ai-je dit qu’il est belge? lol.

L’île des Moulins – Le vieux Terrebonne
L’Île des Moulins est une exposition permanente qui retrace les faits historiques qui ont marqué le développement de la seigneurie de Terrebonne, depuis la construction de ses premiers moulins au 18 ème siècle. L’Île-des-Moulins fut un complexe préindustriel prospère au 19e siècle. Les activités de production y étaient fort diversifiées: forge, moulin à scie, moulin à farine, moulin à carder, boulangerie, four à sécher le blé et moulin à scier la pierre. Nous avions un guide très sympathique qui nous a fait voyager à travers l’histoire de cette seigneurie. Nous sommes allés sous terre où nous avons pu voir l’évolution des « moteurs » des moulins: de la roue à aube vers la roue à godets pour finir avec la roue à turbines, toutes représentées sous forme de maquettes. Des vestiges du dernier mécanisme étaient exposés. Ce qui nous a amusés à la fin de cette visite c’était le fait qu’il y avait une descendante de Joseph Masson qui est venue se joindre à nous et qu’elle n’arrêtait pas d’interrompre notre guide pour ajouter des faits historiques et critiquer tout bas le manque de connaissances des guides de la place lol. Euh, j’aurais aimé qu’elle choisisse un autre jour pour sa visite! Une chance que notre guide restait calme. Ce qui m’a intéressée dans cette visite c’est l’esprit d’entreprise de Mr Masson mais surtout le fait que sa femme, Geneviève ait repris le flambeau après le décès de son mari et ait beaucoup amélioré la seigneurie en faisant venir une machine à carder la laine. Très avant-gardiste pour son époque, elle a su s’imposer dans ce monde d’hommes, se faire respecter de tous et rendre la seigneurie plus prospère que jamais. Vive les femmes!

Le Musée des Cultures Amérindiennes (Otterburn Park, Mont Saint-Hilaire)
La Maison des Cultures Amérindiennes s’est donné pour mission de présenter des manifestations d’artistes contemporains afin d’instaurer un dialogue sans délaisser pour autant la démarche esthétique. Les arts ne sont-ils pas le reflet de la vie, de la mythologie et de la spiritualité? Nous avons vu une exposition sur les poupées Inuit et sur une jeune artiste peintre et poète contemporaine, dont je ne me souviens pas du nom oops. Le but du musée est de faire prendre conscience et combattre les préjugés envers les amérindiens et à travers l’Art de faire connaître la vie contemporaine des amérindiens et les problèmes qu’ils traversent. Étrangement le musée est l’oeuvre d’un peintre ethnographe et sculpteur français d’Avignon, André Michel, installé au Québec dans les années 70 et qui a consacré son art à la cause amérindienne. Pour lui, le racisme naît de la méconnaissance de l’autre. Il a aussi écrit un livre sur la cuisine amérindienne: Cuisine amérindienne, un nouveau regard, Éditions de l’Homme.
Le musée est au sein d’une érablière ancestrale et nous avons pu voir une exposition permanente intitulée: « De l’eau à la bouche » et un film sur la récolte traditionnelle du sucre d’érable. J’ai trouvé ça très intéressant car les matériaux utilisés étaient locaux, un peu comme en Afrique.
La récolte du sucre d’érable était pour les premiers habitants une activité importante. Elle était la nourriture préférée des Abénakis, des Mohawks et des Iroquois du Saint-Laurent qui à un moment ou à un autre de l’histoire ont peuplé la région. Pour ces amérindiens c’était une boisson rafraîchissante, (lorsque mélangée à l’eau) autant qu’un assaisonnement qu’on pouvait ajouter aux médicaments donnés aux enfants pour les rendre moins désagréables ou aux plats les plus divers. Le sucre d’érable était employé dans les repas de fête ou de cérémonie où chacun était censé manger tout ce qui se trouvait devant lui. On s’en servait pour relever le goût des fruits sauvages, des légumes, des céréales et même du poisson. Bien que sa récolte se voulait une période de travail, c’était aussi un moment de fête pour lequel certains wigwam spéciaux étaient laissés en place d’une année à l’autre, c’était une époque de retrouvailles et de rassemblements sociaux et rituels où s’échangeaient notamment les dernières nouvelles de la tribu. Les érables étaient incisés (le gemmage) au début du printemps, tout de suite après le retour des familles des chasses hivernales. Des villages entiers s’installaient au plus profond des bois et chaque famille s’occupait d’un certain nombre d’arbres.
Légende micmac
Une vieille femme micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle la trouvait meilleure chaude, elle en remplit un pot qu’elle plaça sur le feu. Fatiguée, elle alla s’étendre pour se reposer. À son réveil, alors que le soleil était couché, elle trouva dans le récipient un sirop doré des plus délectables.

ONTARIO
Les Chutes du Niagara

Parfois on a des rêves, quand on est jeune et moins jeune. Et lorsque j’étais adolescente, au lycée lors d’un cours de géographie sur la géographie des USA, je me suis dit qu’un jour j’irai là. Bien que j’ai passé 5 ans aux USA je n’y suis jamais allée, habitant sur la Côte Ouest   et l’été dernier ma santé m’a pratiquement clouée à la maison. Alors cet été j’ai pu réaliser mon rêve d’ado: voir les chutes du Niagara et vivre à fond cet instant grandiose, magnifique et resplendissant que la nature nous offre.

Nous sommes partis de Montréal pas très tôt car j’avais eu bien de la peine à m’endormir la nuit pensant déjà au lendemain oops! Cela nous a pris un peu plus de 10h pous nous y rendre car nous nous sommes arrêtés plusieurs fois. Donc nous y sommes allés très lentement mais très sûrement, en prenant le temps d’admirer les paysages sur le chemin, ce qui nous a permis de rêver, sans oublier l’incontournable « Kentucky Fried Chicken », panthère oblige lol.
Comme c’était moi la co-pilote, nous avons loupé la sortie à Toronto (ville impressionnante de nuit par ses gratte-ciels) lol et plus tard, arrivés à destination, nous n’arrivions pas à trouver l’hotel. Que d’émotions quand nous sommes arrivés dans la ville de  Niagara Falls située à 240 km au sud de Toronto dans la province de l’Ontario. La ville ressemble un peu à Las Vegas la nuit avec des grands écriteaux et des lumières partout. C’était féérique lorsque nous sommes arrivés là-bas en pleine nuit. Je ne vous dis pas l’excitation de la panthère. Le loup essayait de la calmer, mais ce fut dur! Le lendemain au petit matin, nous étions debout et après un petit tour chez Tim Hortons pour avaler un petit déjeuner, nous avons commencé notre marche vers les chutes: 56 mètres de hauteur sur 670 m de largeur; la rivière Niagara fait la liaison entre deux lacs: le Lac Erié et, le Lac Ontario que nous avons vu, immense et très beau.

D’abord, nous sommes montés en haut d’une tour appelée la Tour Skylon d’où on a une vue panoramique à 360 degrés, du côté américain au côté canadien de la ville et des chutes. C’est très impressionant de découvrir cette beauté, comme on ouvre un évantail, ajoutant un angle de vue après l’autre au spectacle majestueux de cette énorme cascade coupée en deux par l’Île de la Chèvre (Goat island). Impressionante cette tour! Houlà il y avait du vent là-haut. Mais nous y sommes restés un bon  moment  à admirer la vue en poussant des grands wows avec des yeux équarquillés, hum ça c’était moi!
Après s’être innondés les yeux des cascades vues d’en haut nous avons entrepris de faire le chemin vers les chutes. On a décidé de marcher et de laisser la voiture sur le parking de la tour. Après une petite mais longue pente abrupte, nous sommes arrivés sur un super jardin entretenu de fleurs, d’arbustes et d’une superbe pelouse bien tondue.  Et de l’autre côté de la route, on voyait une immense promenade qui longeait les cascades, remplie de touristes. Chris me disait de marcher lentement mais la panthère voulait juste traverser la route, voiture ou pas lol!

Quel merveilleux spectacle! La nature grandiose nous offre ses merveilles, et on ne peut que passer des heures et des heures à contempler tant de beauté. Nous avons marché sur l’esplanade de la chute américaine jusqu’au haut de la chute canadienne. Ce qu’il y a de merveilleux sur le côté canadien c’est que nous sommes tout près des chutes; elles sont quelques mètres plus bas. Je trouve ça un peu dangereux car on peut sauter dans l’eau si on veut et moi, j’avais bien envie lol. On voit l’eau qui est pratiquement verte, descendre à toute allure dans le vide. Fantastique!
Mais il pleut et il ne fait pas chaud à cet endroit; nous étions tout mouillés. Alors après un moment nous avons décidé d’aller boire un grand chocolat chaud dans la cafétéria. Nous nous sommes assis près d’un couple âgé mexicain qui parlait anglais vivant aux usa. Et voilà Caro qui parle enfants et pays avec la dame Rosa Dolores comme si nous nous connaissions depuis longtemps lol. Non stop, nous avons parlé une demi-heure sous les regards inquiets de nos moitiés lol. De plus sa famille ne se tenait pas loin debout et donc j’ai fait connaissance de tout le monde lol, J’ai trouvé ça super comme interlude. Il y a des gens sympas partout!
Comme c’était compliqué pour moi de remonter la pente que nous avions descendue plus tôt, nous avons pris le funiculaire pour nous rendre sur le parking de la voiture. Ensuite nous sommes repartis sur la route de l’esplanade, et nous avons longés la rivière, plus haut en amont. Et nous avons fait le chemin vers l’aval pour aller voir les tourbillons (whirlpools).

Nous étions heureux, ravis et enchantés. Je comprends bien pourquoi maintenant car cet endroit est magique et féérique. Je peux vous dire que ce voyage aux chutes demeure à jamais gravé et dans ma mémoire et dans mon coeur. Niagara Falls, c’est un spectacle merveilleux! J’ai réalisé un de mes plus grands rêves et j’en suis ravie!

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