◊ Asthme

Je suis pratiquement née avec cette maladie, donc elle fait partie de moi. Dans ma famille paternelle, nous sommes plusieurs à en souffrir mais je suis malheureusement le cas le plus grave. J’en ai beaucoup souffert pendant mon enfance, avec des séjours réguliers à l’hôpital depuis l’âge de un an. Et celà a duré jusqu’à ce que j’ai des enfants. Après quelques années de répit, sans problème majeur, l’asthme est revenu en force apres une grave pneumonie qui a failli me coûter la vie à la fin des années 90. Depuis, c’est une lutte quotidienne avec des hauts et des bas …

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires.

Les voies aériennes présentant une inflammation sont hyper-réactives.

Lorsque les voies aériennes sont exposées à divers stimuli ou facteurs déclenchants, elles deviennent obstruées et le flux d’air est limité par une bronchoconstriction, des bouchons muqueux et une augmentation de l’inflammation.
L’asthme provoque des épisodes récurrents, de sifflements respiratoires (sibilances), d’oppression thoracique, de respiration difficile et de toux en particulier la nuit ou au petit matin.

Les facteurs habituels de déclenchement de l’asthme sont bien identifiés : ce sont des éléments allergisants, des infections virales (un rhume peut provoquer après quelques jours une crise, la grippe est elle aussi mise en cause) qui « sensibilisent la paroi des bronches » et « préparent le terrain » aux allergènes, un effort important, le stress, l’air froid et sec, des bombes aérosols. Les allergènes en cause sont les blattes, les acariens (minuscules araignées présentes dans la poussière de maison), les moisissures, les pollens, les animaux à fourrure (poils de chat), les irritants du milieu professionnel ou encore des allergènes alimentaires. Certains médicaments peuvent jouer un rôle sensibilisant : anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti-hypertenseurs, certains collyres.
On incrimine aussi des co-facteurs liés à l’environnement : pollution – fumées, gaz d’échappement – ou le tabagisme passif.

Dans l’asthme, l’hérédité peut jouer un rôle. La composante génétique semble complexe et être le résultat de l’association de plusieurs gènes expliquant ainsi l’hétérogénéité clinique de l’asthme(7).

Lorsque des gênes respiratoires (Sifflement, Toux, Difficulté à respirer, Essoufflement, Oppression thoracique) se manifestent à certains moments et dans certains lieux. Cela peut être déclenché…

Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’une obstruction bronchique, qui est variable et réversible.

L’évaluation de l’obstruction bronchique peut se faire par une spirométrie. Une spirométrie se réalise grâce à un spiromètre. Cet appareil permet de mesurer précisément différents volumes et débits respiratoires, dont le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS). La baisse du VEMS est proportionnelle à l’intensité de l’obstruction bronchique.

La mesure du débit expiratoire de pointe (DEP) à travers un peak-flow (ou débitmètre de pointe) est un autre moyen d’évaluation de l’obstruction bronchique. Plus les bronches sont obstruées, plus le débit sera faible.

Le débit expiratoire de pointe (DEP)  est le débit maximal instantané obtenu lors d’une expiration forcée effectuée après le gonflement maximal de la poitrine.
La valeur normale du DEP varie selon l’âge, la taille et le sexe, et se situe en moyenne autour :
de 450 L/min pour les femmes
de 600 L/min pour les hommes.

Ces examens fonctionnels, ainsi que les questionnaires évaluant le niveau de contrôle de l’asthme sont également utiles pour surveiller l’évolution de la maladie et évaluer l’efficacité des traitements.

Le traitement médicamenteux de l’asthme

Le traitement de fond de la maladie asthmatique: ce sont des médicaments pris quotidiennement sur une longue période. L’objectif des traitements de fond est de diminuer la fréquence de survenue des crises d’asthme.

On distingue comme traitements de fond principaux :

les anti-inflammatoires par voie inhalée (corticostéroïdes inhalés)
les broncho-dilatateurs de longue durée d’action par voie inhalée (bêta2agonistes d’action prolongée inhalés)
les antagonistes des récepteurs aux leucotriènes par voie orale

Notons que les corticostéroïdes inhalés sont les médicaments les plus utilisés actuellement dans le traitement de fond de l’asthme.

Le traitement de la crise d’asthme
Ce sont des médicaments pris « à la demande », qui agissent rapidement sur les symptômes de la crise d’asthme, dès que ceux-ci apparaissent, ou en prévention par exemple avant un effort physique.

On distingue comme traitements principaux :

les broncho-dilatateurs d’action rapide : ils sont pris le plus souvent par voie inhalée, plus rarement par voie orale ou par voie injectable
les anti-inflammatoires (corticostéroïdes par voie systémique dans les traitements d’asthme aigu grave)
les bronchodilatateurs anticholinergiques (suspensions pour inhalation, solutions pour inhalation)
la théophylline et ses dérivés (libération immédiate ou prolongée, formes rectales, orales ou injectables)

Notons que les Bêta2-agonistes inhalés à action rapide sont les médicaments de choix pour soulager la broncho-constriction induite par la crise d’asthme proprement dite, mais également la broncho-constriction induite par l’exercice physique.

Le traitement non médicamenteux de l’asthme

Le traitement « physique » de l’asthme constitue un des éléments de la prise en charge du patient, et est pris en charge par les organismes de Sécurité Sociale.
Il permet, notamment chez l’enfant, de contrôler l’expiration et de réaliser un bon drainage des sécrétions bronchiques. Ce traitement consiste en des séances de kinésithérapie, au cours desquelles l’enfant apprend à maîtriser son souffle afin de contrôler au mieux sa respiration pendant les périodes de crise.

Le rôle du patient / l’éducation thérapeutique de l’adulte et de l’adolescent
L’asthme appartient au groupe de maladies dans lesquelles la participation du patient à son traitement est requise, et son « adhésion » au traitement est très importante pour accroître les chances de succès.

Le rôle du patient dans l’observance de son traitement est désormais de plus en plus reconnu comme essentiel. Les spécialistes estiment que l’asthme ne peut être bien soigné que si le patient participe activement à son traitement.

Pour cela, il doit être éduqué, à l’hôpital ou au cabinet du médecin, afin d’assumer de façon autonome la gestion préventive et curative de sa maladie. Il apparaît, par exemple, que plus de la moitié des patients ne manipulent pas correctement les aérosols-doseurs classiques.
Les associations de patients, de même que les médecins et pharmaciens, insistent de plus en plus pour que le patient asthmatique prenne conscience de son rôle, et agisse concrètement pour améliorer son état :
– en apprenant à mieux utiliser ses médicaments
– en adoptant une hygiène de vie qui favorise un bon état général et évite autant que possible les facteurs favorisants.
Par exemple, il est fortement conseillé à une personne asthmatique de ne pas fumer. En effet, le tabagisme augmente non seulement la fréquence et l’ampleur des crises d’asthme, mais il diminue également l’efficacité des traitements (en particulier les corticostéroïdes).

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