◊ Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil/Hypopnées

Après une fatigue constante, un rêveil avec de violents maux de tête, un sommeil cahotique, une somnolence diurne, un spécialiste a reconnu les effets nocifs de l’apnée du sommeil . Diagnostiquée souffrant du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil, je dors depuis juillet 2007 avec une machine . Au départ j’ai eu une CPAP mais celà ne fonctionnait pas avec mes problèmes respiratoires. J’ai depuis une APAP que j’ai appelé Skippy. Elle suit mes besoins respiratoires contrairement à la CPAP qui était en pression continue fixe.

Ma machine

After being always tired with no energy, waking up with severe headache, having a disturbing sleep and feeling asleep all day long, I met at last a doctor that was concerned enough to take the matter seriously and help me through the path of a sleep disorder: hypopnea.

Le SAOS (Syndrôme d’Apnée Obstructive du Sommeil) se définit par la survenue répétitive, au cours du sommeil, d’obstructions complètes ou partielles des voies aériennes supérieures, responsables d’apnées ou d’hypopnées.

Une apnée est définie par l’arrêt du flux aérien durant plus de 10 secondes, cet arrêt pouvant être d’origine centrale (absence de commande respiratoire), obstructive (obstruction des voies aériennes supérieures avec persistance des efforts ventilatoires) ou mixte (c’est à dire d’origine centrale puis obstructive). Au cours des apnées obstructives, la contraction des muscles respiratoires est incapable de faire entrer l’air dans les poumons du fait de l’obstruction des voies aériennes supérieures. Les apnées peuvent s’accompagner de micro éveils.
Il n’existe aucun consensus sur la définition des hypopnées. La recherche de la survenue d’hypopnées suppose une mesure quantitative, et non plus seulement qualitative, de la ventilation. A ce jour, la définition la plus utilisée est une diminution de la ventilation (du flux aérien) d’au moins 50 % pendant au moins 10 secondes, diminution associée à une désaturation artérielle en oxygène d’au moins 4%. Les hypopnées peuvent aussi s’accompagner de micro éveils.
On calcule alors un index d’apnées-hypopnées, soit le nombre d’apnées et d’hypopnées par heure de sommeil :

IAH = (Nombre d’apnées + Nombre d’hypopnées) / Durée du Sommeil (mn) x 60

En fait, une valeur d’IAH n’a de sens que si elle est associée à des signes cliniques. La sévérité d’un SAOS ne peut se réduire à un index mais doit tenir compte de l’invalidité que représente l’hypersomnolence, de la souffrance physique et relationnelle des patients, des répercussions du syndrome sur le système cardio-respiratoire et sur le système nerveux.

Physiopathologie du SAOS

Le SAOS est caractérisé par la répétition d’occlusions complètes (apnées) ou incomplètes (hypopnées) du pharynx. Cette région anatomique est complexe et est constituée de parois comportant des muqueuses, des muscles et des aponévroses. On remarque que le pharynx n’est constitué d’aucune structure rigide pour les soutenir et offre donc une grande susceptibilité à la déformation. Une anomalie des voies aériennes ou des muscles respiratoires peut n’entraîner aucun trouble pendant le jour grâce à des systèmes compensateurs, dont la perte pendant le sommeil peut favoriser l’apparition d’apnées.

Les symptômes

Signes diurnes:

Céphalées matinales
Hypersomnolence
Accès de sommeil non réparateurs
Troubles de la mémoire
Difficultés de concentration
Troubles du comportement
Syndrome dépressif
Troubles de la libido – Impuissance
Comportements automatiques
Accidents de la circulation, accidents professionnels

Signes nocturnes:

Ronflements
Apnées nocturnes
Sommeil agité
Sueurs nocturnes
Éveils en sursaut avec sensation d’étouffement
Nycturie
Énurésie
Somnambulisme
Dyspnée paroxystique nocturne
Hypersialorrhée

Le principal traitement (et de loin le plus efficace) contre les apnées du sommeil est la PPC ou CPAP (Pression Positive Continue).

La PPC est réglée spécifiquement aux besoins de chaque personne pour subvenir à l’affaissement des voies aériennes supérieures.

Un masque est tenu en place par un harnais; le circuit va du masque la PPC qui est elle même branchée sur secteur et fournit une pression constante (ou variable dit aussi mode autopiloté) d’air au masque.

Ce traitement maintient les voies aériennes supérieures ouvertes et empêche le ronflement et l’apnée. C’est un traitement et non une guérison.

La PPC n’est pas une thérapie facile à utiliser et les gens tendent à abandonner s’ils ne remarquent pas tout de suite un grand changement. L’éducation et le suivi sur l’utilisation efficace de la PPC sont très importants pour le traitement. Les problèmes comme l’adaptation du masque, la rougeur autour du nez ou la sécheresse nasale sont des raisons communes pour lesquelles les patients veulent abandonner.

L’arrêt de l’utilisation de la PPC entraîne une réapparition des symptômes.

Le score d’Epworth

Cette échelle permet de déterminer l’importance des troubles du sommeil.

La probabilité de s’endormir est cotée de 0 à 3 selon le risque d’assoupissement

* 0 = jamais d’assoupissement
* 1 = risque faible d’assoupissement
* 2 = risque modéré d’assoupissement
* 3 = risque élevé d’assoupissement.

Elle est évaluée pour huit situations différentes:

* Assis en train de lire;
* En regardant la télévision;
* Assis, inactif, dans un lieu public;
* Comme passager dans une voiture roulant pendant 1 heure sans s’arrêter;
* Allongé pour se reposer l’après-midi quand les circonstances le permettent;
* Assis en train de parler à quelqu’un;
* Assis calmement après un repas sans alcool;
* Au volant d’une voiture immobilisée quelques minutes dans un encombrement;

Le total est noté sur 24.

Un score > 12 indique une somnolence pathologique et donc la nécessité de consulter un spécialiste.

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