◊ Le Batik

Peinture sur tissu
Le batik est une tradition devenue une forme d’expression artistique en Afrique

La technique du batik consiste à dessiner sur une toile, un tissu en coton, à reproduire des motifs variés représentant des animaux, des personnages, des scènes de la vie quotidienne en Afrique puis de le recouvrir d’une couche imperméable de cire pour le protéger et éviter que la poussière ne vienne s’y incruster.

Avant, les artisans utilisaient de la teinture naturelle à base de feuilles d’arbres telles que la cola pour le rouge, l’orangeais pour le jaune…
Ils utilisent maintenant de la teinture artificielle car c’est plus facile et le résultat est le même.

Le batik est un objet de décoration mais les artisans l’utilise pour des cérémonies religieuses ou des fêtes.

Chaque batik est unique en son genre, il n’y a pas deux batiks qui se ressemblent entièrement. Chaque artiste a sa propre façon de fabriquer ses batiks, son style, ses couleurs.

Le charme du batik

Dérivée d’une ancienne méthode de peinture sur tissu pratiquée à Java et à Madura, la technique du batik remonte au XIIIe siècle. Le travail du tissu a une valeur religieuse au point que, lorsqu’au début du siècle les Chinois voulurent se lancer dans ce commerce, ils se heurtèrent à une vive opposition nationaliste javanaise.
L’art du batik est une opération quasi-sacrée, surtout celle du canting batik, la méthode manuelle traditionnelle. Le mot canting désigne en fait le petit appareil avec lequel la batikeuse étale la cire sur le tissu afin de recouvrir, lors de chaque bain de teinture, les motifs qui ne doivent pas être teints. Par la suite, un bain d’eau bouillante permet de retirer la cire. On peut recommencer le processus autant de fois que l’on désire employer de couleurs différentes dans le batik. La fabrication d’un batik selon les méthodes traditionnelles est donc un procédé long et délicat.
Cependant, pour répondre aux besoins du marché, des méthodes mécaniques basées sur la technique du pochoir ont été développées. Les coûts et le temps de fabrication, mais aussi la qualité, sont ainsi grandement réduits.

Technique

étape par étape la façon de faire…

1. Découpez un morceau de tissu de coton, repassez-le au fer bien chaud et préparez un cadre de bois aux dimensions du tissu.

2. Disposez le tissu à plat sur une table et créez votre dessin au crayon de papier.

3. Faites fondre la cire dans une casserole sur le réchaud en prenant soin de ne pas brûler cette première car elle risquerait de noircir.

4. Tendez votre tissu en le punaisant sur le cadre de bois.

5. Avec un pinceau fin imbibé de cire chaude, passez sur les contours de votre dessin afin de provoquer une barrière imperméable qui évitera le mélange de deux teintes adjacentes. Selon vos souhaits, à l’aide d’un gros pinceau, appliquez la cire sur les zones devant rester blanches (couleur de fond du tissu). Puis, coupez votre réchaud avant que la cire ne brûle.

6. La cire ayant bien figé, appliquez alors la teinture au pinceau sur toutes les parties non cirées du tissu.

7. Lorsque votre dessin est en couleurs, séchez-le au sèche-cheveux.

8. Faites à nouveau fondre votre cire sans la brûler et appliquez-la sur toute la surface de votre tissu pour imperméabiliser la totalité de votre réalisation. Eteignez votre réchaud.

9. Après refroidissement de la cire, effectuez des froissements (craquelures de la cire) à la main sur les bords ainsi que quelques uns sur toute la surface selon l’effet recherché. Ces craquelures ainsi réalisées permettront à la teinture noire finale d’y pénétrer en préservant le restant encore intact de la surface du dessin.

10. Mettez les gants de caoutchouc et versez la teinture noire dans la bassine. Puis trempez-y votre création en insistant sur les craquelures.

11. Sortez votre Batik et faites le sécher au sèche-cheveux.

12. Posez votre oeuvre à plat sur le papier absorbant et repassez-la
au fer bien chaud pour éliminer toute la cire du tissu.

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