● Nature tropicale

Nature mystique

Paysages de rêve
Un monde de rêves où tout n’est que beauté

J’adore la mer car elle offre à l’âme, une paix et un bien-être qui me conviennent. Je m’émerveille de ces paysages tropicaux: les plages au sable blanc et chaud; ces cocotiers à demi courbés par le vent soufflant sur la côte; ces crépuscules où le soleil semble se noyer dans la mer, qui elle, offre le flux et le reflux du temps à travers ses vagues et son eau verte. Qu’il est bon de s’arrêter sur ces images qui nous transportent dans un monde de rêves où tout n’est que beauté!

Voici quelques extraits des tableaux de Al Hogue, considéré comme le maître moderne de la lumière. « La lumière représente la vie, l’ essence de toute chose vivante, l’esprit de la nature. L’art a le pouvoir d’améliorer votre vie. Permettez à la lumière de la nature, de la vie de purifier votre corps et votre âme. Quand je communie avec la nature sur une toile la paix et la tranquilité m’innondent », dit-il.

L’enchantement de la forêt
La forêt, mon univers

Ma pensée après une traversée en forêt en Afrique

Nous longions la route qui nous menait au village d’Adouma, petit village perdu au coeur de la forêt équatoriale, près de Lambaréné. La route était couverte d’une terre rouge feu. Il faisait une chaleur torride. De chaque côté de la route, la forêt dense nous offrait un spectacle de fouillis de branches entremêlées où tout n’était que verdure flamboyante.

Nous arrivâmes dans un endroit frais et sombre. Les arbres dans la canopée ne laissaient plus entrevoir la lumière car ils se touchaient à la cime. Ils ressemblaient à ces tours modernes dont on ne peut voir le sommet tellement leur cime était perdue dans une hauteur sans limite.

Je fis alors une expérience mystique. Chaque vision, chaque bruit me transportèrent dans ce monde où les mots n’ont pas de place. Il y faisait frais; les animaux de la forêt chantaient en choeur et le soleil timide n’osait pas traverser ce chemin. Quelle merveilleuse expérience que celle-ci!

Quand nous sommes sortis de cette forêt des songes, troublée, je savais que je venais de faire un voyage parmi les esprits et que cette unique magie resterait en moi, à tout jamais.

La forêt tropicale

La forêt est un état d’âme
~ Gaston Bashelard ~

La forêt vierge

Depuis le jour antique où germa sa semence,
Cette forêt sans fin, aux feuillages houleux,
S’enfonce puissamment dans les horizons bleus
Comme une sombre mer qu’enfle un soupir immense.

Sur le sol convulsif l’homme n’était pas né
Qu’elle emplissait déjà, mille fois séculaire,
De son ombre, de son repos, de sa colère,
Un large pan du globe encore décharné.

Dans le vertigineux courant des heures brèves,
Du sein des grandes eaux, sous les cieux rayonnants,
Elle a vu tour à tour jaillir des continents
Et d’autres s’engloutir au loin, tels que des rêves.

Les étés flamboyants sur elle ont resplendi,
Les assauts furieux des vents l’ont secouée,
Et la foudre à ses troncs en lambeaux s’est nouée ;
Mais en vain : l’indomptable a toujours reverdi.

Elle roule, emportant ses gorges, ses cavernes,
Ses blocs moussus, ses lacs hérissés et fumants
Où, par les mornes nuits, geignent les caïmans
Dans les roseaux bourbeux où luisent leurs yeux ternes ;

Ses gorilles ventrus hurlant à pleine voix,
Ses éléphants gercés comme une vieille écorce,
Qui, rompant les halliers effondrés de leur force,
S’enivrent de l’horreur ineffable des bois ;

Ses buffles au front plat, irritables et louches,
Enfouis dans la vase épaisse des grands trous,
Et ses lions rêveurs traînant leurs cheveux roux
Et balayant du fouet l’essaim strident des mouches ;

Ses fleuves monstrueux, débordants, vagabonds,
Tombés des pics lointains, sans noms et sans rivages,
Qui versent brusquement leurs écumes sauvages
De gouffre en gouffre avec d’irrésistibles bonds.

Et des ravins, des rocs, de la fange, du sable,
Des arbres, des buissons, de l’herbe, incessamment
Se prolonge et s’accroît l’ancien rugissement
Qu’a toujours exhalé son sein impérissable.

Les siècles ont coulé, rien ne s’est épuisé,
Rien n’a jamais rompu sa vigueur immortelle ;
Il faudrait, pour finir, que, trébuchant sous elle,
Le terre s’écroulât comme un vase brisé.

Ô forêt ! Ce vieux globe a bien des ans à vivre ;
N’en attends point le terme et crains tout de demain,
Ô mère des lions, ta mort est en chemin,
Et la hache est au flanc de l’orgueil qui t’enivre.

Sur cette plage ardente où tes rudes massifs,
Courbant le dôme lourd de leur verdeur première,
Font de grands morceaux d’ombre entourés de lumière
Où méditent debout tes éléphants pensifs ;

Comme une irruption de fourmis en voyage
Qu’on écrase et qu’on brûle et qui marchent toujours,
Les flots t’apporteront le roi des derniers jours,
Le destructeur des bois, l’homme au pâle visage.

Il aura tant rongé, tari jusqu’à la fin
Le monde où pullulait sa race inassouvie,
Qu’à ta pleine mamelle où regorge la vie
Il se cramponnera dans sa soif et sa faim.

Il déracinera tes baobabs superbes,
Il creusera le lit de tes fleuves domptés ;
Et tes plus forts enfants fuiront épouvantés
Devant ce vermisseau plus frêle que tes herbes.

Mieux que la foudre errant à travers tes fourrés,
Sa torche embrasera coteau, vallon et plaine ;
Tu t’évanouiras au vent de son haleine ;
Son oeuvre grandira sur tes débris sacrés.

Plus de fracas sonore aux parois des abîmes ;
Des rires, des bruits vils, des cris de désespoir.
Entre des murs hideux un fourmillement noir ;
Plus d’arceaux de feuillage aux profondeurs sublimes.

Mais tu pourras dormir, vengée et sans regret,
Dans la profonde nuit où tout doit redescendre :
Les larmes et le sang arroseront ta cendre,
Et tu rejailliras de la nôtre, ô forêt !

~ Charles-Marie Leconte de Lisle ~

Les pygmées d’Afrique dépendent des écosystèmes forestiers pour leur survie. L’exploitation irraisonnée de la forêt les prive de leurs sources d’alimentation, de leur lieu de vie et de leurs références culturelles. Au Congo, les pygmées valorisent les produits de la forêt tels que le miel, le rotin, les plantes médicinales afin d’arrêter la coupe des arbres.

Localisation: elle suit à peu près le tracé de l’équateur.

Climat: climat chaud et humide, chutes de pluies fréquentes et abondantes tout au long de l’année, amplitude thermique faible.

Végétation: Végétation latifoliée (de feuillus), très peu de conifères. En raison des pluies constantes, ces forêts sont à feuilles persistantes, et la variété des arbres y est surprenante: dans certaines régions, on distingue plus de 200 espèces différentes sur un seul hectare (contrairement à la forêt boréale où l’on trouve seulement 2 ou 3 espèces par hectare). C’est une forêt étagée, les plus hauts arbres culminants à plus de 60 mètres de haut. Néanmoins, chaque forêt peu avoir sont « architecture » particulière. Il peu se former deux ou trois couches de végétation, voire davantage, avec des arbres plus petits constituant des sous-étages. Des petits arbres comme des palmiers , des fougères arborescentes ou des acacias dominent bien souvent les étages inférieurs. En général, plus riche est la forêt en pluies, chaleur et substances nutritives du sol, plus complexe est sa structure.

Le sol: Certaines forêts pluviales poussent sur un sol extrêmement pauvre et non fertile. Cette circonstance a conduit à développer des stratégies exceptionnelles pour récupérer les substances nutritives. Les mycorhizes (champignons s’associant aux racines de l’arbre) jouent un rôle très important pour recueillir les aliments nécessaires à l’arbre.

La faune: La faune est exceptionnellement riche. Selon certains chercheurs, il se pourrait que ces forêts hébergent plus de la moitié des espèces vivant sur terre.

Leur rôle: Les forêts jouent un rôle vital en protégeant les sols de l’érosion du à l’eau et au vent. Les forêts stockent l’eau dans leurs racines, empêchant les glissements de terrain et les innondations. Par ailleurs, elles ont un rôle essentiel de fabrication d’oxygène (O2) par photosynthèse et de stockage de gaz carbonique CO2 contenu dans l’atmosphère: les forêts ont donc un rôle de régulation de l’atmosphère de notre Terre, afin de conserver un équilibre de 0,03% de CO2 et de 20% environ d’oxygène contenu dans l’air; cet équilibre étant primordial pour la survie de la plupart des êtres vivants ayant colonisé la planète (un fort taux de gaz carbonique serait nocif pour l’homme).

Les forêts protégent les sols et en réglent leur alimentation en eau. L’érosion du sol dans les zones déboisées des régions tempérées suscite certes des inquiétudes, mais ce n’est rien comparé à la dégradation que cause l’abatage sous les tropiques. Etant donné que les forêts tropicales poussent sur des sols peu fertiles, le déboisement conduit à un lessivage du sol qui en élimine les substances nutritives essentielles, il peu donc transformer la région en terrain vague, dépouillé de toute végétation à l’exception d’herbes arides. Des études ont montré qu’au bout de trois ans seulement après qu’un sol ait été déboisé en vue d’une exploitation agricole, il a perdu la moitié de sa teneur en matière organique. Dépouillés de leur couverture forestière, les sols tropicaux courent aussi le risque d’être emporté soit par l’eau soit par l’air. La coupe forestière entraîne des inondations massives. Paradoxalement, la destruction des forêts peut aussi provoquer des sécheresses aussi bien que des inondations dans les zones de moussons, où les chutes de pluies sont saisonnières. Les sols forestiers retiennent bien l’eau et la laisse s’ecouler lentement dans les cours d’eau de la région, ainsi ils atténuent les extrêmes du climat, en répartissant l’eau également pendant toute l’année.

La flore tropicale
Un jardin coloré

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