◊ Le Grand Esprit, le Calumet

Dieu et les Amérindiens

Les peuples natifs d’Amérique du nord croient en un dieu qu’il nomment (GRAND ESPRIT). Ils savent que tous les Dieux sont une forme spirituelle, ce qui est une règle universelle du genre humain, ils sentent la présence du grand esprit dans chaque objet, dans chaque personne à chaque endroit. Le grand esprit ne prend pas une forme humaine et peut être asexué. Donc le terme GRAND-MÈRE (okomis)et GRAND-PÈRE (mishomis), Dieu est utilisé occasionnellement. Elle/Il n’est jamais révélé aux humains, seulement sous la forme de visions, rêves ou dans des états modifiés de conscience: jeûne, quête de vision, rituel de sudation ou durant des rituels saints et sacrés.

Il y a des prières mais pas de litanies en tant que telles par ce que les amérindiens n’avait pas de langage écrit. Les prières sont spontanées et ils communiquent ou ils transmettent leurs pensées à travers leurs paroles. Ils prient le GRAND-ESPRIT à travers leurs chants et Ils dansent en son honneur. Les offrandes sacrées qu’ils brûlent sont: sweet grass, sauge, tabac, cèdre, écorce de mais ou du bouleau.

Ils ont des rituels sacrés pour: la mort, le mariage, la cérémonie du nomage, la mise en terre, les soins de la prière au seul Dieu. Il n’y a pas de trinité, d’anges, de saints, de sauveur ou d’intermédiaires. Quand quelqu’un prie, c’est uniquement destiné au GRAND-ESPRIT, le créateur, le faiseur (maker) de toutes choses. Les croyances traditionnelles sont basées sur une conduite bonne et un comportement adéquat. Le code de l’éthique est le respect de soi-même et de toutes les créatures de Dieu.

La spiritualité ne sépare pas le corps de l’âme car l’un ne peut pas être sans l’autre. Donc ceux qui s’occupent des malades sont mieux décrits comme prêtre-docteur plutôt que comme des (médecin man ) de nos jours le terme leader spirituel est plus commun. La voie amérindienne reconnaît l’importance de l’équilibre et de l’harmonie du corps, de l’esprit et de l’âme. Les mots psyché, esprit, conscience, âme sont tous des synonymes car ils ont tous la même signification au regard des traditions amérindiennes. Quand l’esprit est faible , le corps est plus susceptible d’être malade. Donc, les plantes médicinales et les rituels sacrés vont ensemble.

Comme d’autres traditions dans le monde, les croyances amérindiennes maintiennent que l’identité de l’esprit de la personne ne meurt pas, le changement nommé mort, et que l’esprit vit pour toujours. Ton esprit ne peut pas brûler car c’est une sorte d’esprit-aura. C’est transparent, ne peut être ni mesuré ni pesé. Dans toutes les religions du monde, Dieu est l’esprit. Donc le GRAND-ESPRIT. Les croyances amérindiennes sont concentrées sur l’amour, la compassion, le pardon et l’harmonie. Les instructions sacrées viennent des anciens qui ont reçu ces instructions de leurs anciens. Le respect était le principe le plus élevé. Ils ont été instruits à vivre en harmonie avec la nature et les êtres humains. Leurs traditions leur ordonnaient de respecter leurs terres-mère qui leurs procurent la nourriture et tout ce dont ils ont besoin: air, eau, plantes, oiseaux, poissons et animaux. Elle leur procure aussi les ingrédients de base pour la nourriture l’habillement et le logement.

Le respect des femmes est primordial dans leur culture. Comme la terre mère, les femmes amérindiennes sont (donneuses de vie). Elle ont reçu cette responsabilité du GRAND-ESPRIT qui est la force ultime qui a créé l’univers et toute la vie qui est dedans.

Le pow-wow socioculturel où tous les danseurs, à quelque catégorie qu’ils appartiennent, dansent pour le plaisir favorisant ainsi les rencontres et le partage entre différentes nations et tribus.

Quand les amérindiens prient, ils forment un cercle. Quand ils dansent, ils dansent en cercle pour honorer le créateur et le célébrant. La terre mère est ronde, les arbres sont ronds et nos (wigwams) sont ronds. Chaque jour a un cycle. Grand-mère la lune entoure sa fille la terre et contrôle les montées et les descentes des grandes eaux salées.

Lors des fêtes, la cérémonie du tabac, que l’on fumait en groupe en se passant le calumet, était un exercice spirituel permettant d’entrer en contact avec les ancêtres. De plus, des chants et des danses faisaient partie du caractère sacré de l’événement. Ces chants et ces danses étaient bien souvent associés à des espèces animales , tels l’aigle ou le serpent, et avaient des fonctions spécifiques. Des chants pour obtenir des visions et des songes, des chants de remerciements pour les âmes. Des danses et des chants pour exorciser les peurs collectives ou pour demander la protection d’un animal en particulier. Ces danses provoquaient des états de transe au cours desquels l’âme dominait le corps, favorisant ainsi les visions.

Les autochtones utilisaient différents objets dans le cadre de cérémonies religieuses ou pour honorer les dieux. Il faut dire que pour un autochtone tout était prétexte pour honorer un dieu. La chasse fut bonne, on remerciait le dieu de l’EST en lui offrant en guise d’offrande, le crâne de l’animal tué. Ce rituel s’explique par le fait que le soleil se lève à l’Est et cela est associé à la naissance, à l’abondance. Pour que cette abondance perdure l’offrande était nécessaire.

Certaines nations croyaient que les animaux possédaient tous des dons que les dieux leur avaient donnés. En tuant l’animal, ils décoraient leurs armes ou ils se décoraient de certaines parties de l’animal en guise de respect, croyant ainsi que les dieux autoriseraient le transfert des qualités de l’animal dans leur corps. Celui qui affrontait un ours et le tuait, se confectionnait un collier talisman qui devait lui permettre d’acquérir la force de l’ours. La plume de l’aigle est sans doute l’objet le plus convoité car pour les autochtones l’aigle est en quelque sorte le messager des dieux situés au-delà, des nuages. L’aigle est un pont entre le monde des dieux et le monde de l’Indien. Plusieurs parures de cérémonie sont ornées de plumes d’aigle. Se voir offrir en cadeau une plume d’aigle constituait un cadeau très précieux, c’est en quelque sorte un « cadeau digne d’un dieu ».

Le calumet ou pipe sacrée

Le calumet est fumé à l’occasion de cérémonies privées ou collectives, où la prière se répand avec la fumée de la plante qui se consume. Le calumet n’a pas de longueur fixe. Certains modèles ont un tuyau décoré de perles ou de cuir. D’autres sont sculptés avec art et ont un fourneau incrusté d’argent. Le fourneau peut être en bois ou en stéatite, incrusté ou sculpté en forme d’animal totémique (un aigle aux ailes déployées) ou d’un autre animal sacre.

On doit démonter le calumet pour les déplacements. Cet objet n’est pas la propriété d’un individu en particulier. II appartient à toute la communauté. Le porteur du calumet en est généralement le dépositaire. Si chaque Indien a le droit de porter le calumet, ce privilège s’acquiert en pratique par vole religieuse. Le calumet est normalement confié à un autre gardien en vertu des règles strictes du jeûne et de la purification. II y a des calumets réservés à l’usage des hommes ou à celui des femmes, et qui deviennent impure dès qu’ils vent touchés par une personne de l’autre sexe.

La cérémonie du calumet

La cérémonie du calumet est une grande réunion à laquelle président les anciens. Les participants se rassemblent en cercle. On enflanme une tresse de foin d’odeur (une des quatre plantes sacrées) et on la fait brûler comme de l’encens pour purifier les fidèles avant d’allumer le calumet. Le foin d’odeur qui brûle symbolise également l’unité, c’est-à-dire l’union des coeurs et des esprits dans un seul et même corps.

L’ancien fait craquer une allumette, la porte à l’extrémité de la tresse de foin d’odeur et attise l’herbe fumante avec une plume d’aigle pour activer la production de fumée. Puis, il va d’un participant à l’autre dans le cercle, et chacun ramène quatre fois la fumée vers sa tête et son corps à l’aide de gestes de la main. L’ancien continue pendant ce temps d’attiser le bout incandescent pour que l’herbe continuer de brûler avec la même étincelle.

L’ancien bourre ensuite le calumet de tabac et l’élève aux quatre directions sacrées. Certaines tribus de l’ouest commencent par l’ouest, tandis que les tribus orientales préfèrent se concilier l’esprit de l’est, d’où monte au point du jour la lumière qui éclaire et porte conseil. L’ancien se tourne après vers le sud, où réside l’esprit tutélaire de la croissance après l’hiver. Puis il fait face à l’ouest et au monde des esprits, où habitent les âmes de ceux qui ont quitté ce monde. Enfin, il rend hommage à l’esprit du nord qui guérit et purifie le corps.

Les esprits vent invoqués dans la prière principale, dédiée à un participant à la cérémonie, un défunt ou quelqu’un qui se trouve éloigné. Circulant de l’un à l’autre dans le cercle, le calumet est fumé en l’honneur de toute la création et des esprits auxiliaires invisibles toujours présents pour guider l’humanité. Les dernières bouffées de tabac vent pour le Grand Créateur. Une autre version de la cérémonie du calumet est celle du cercle sacré, qui se déroule essentiellement comme la première, sauf qu’elle comporte des périodes pendant lesquelles les participants peuvent s’adresser à l’assemblée.

Plantes sacrées:
le cèdre, la sauge, les tresses de foin d’odeur, la racine de Calamus, les feuilles de peuplier et le tabac.

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