● La Nation Huronne-Wendat

nation amérindienne canadienne du Saint-Laurent

Parceque les français rencontrèrent un guerrier Wendat
dont la coiffure ressemblait à la hure du sanglier, ils
décidèrent d’appeler ces autochtones, les hurons.

Les Hurons de Lorette, dénommés aujourd’hui les Hurons-Wendat de Wendake, sont originaires de la Baie Géorgienne. Leurs ancêtres occupaient jusqu’à la moitié du XVII ième siècle un vaste territoire qui chevauchait la frontière des États-Unis (Oklahoma, Détroit), le sud-est de l’Ontario (Penetangueshene, Midland) et le Québec où ils exploitaient des territoires de chasse et de trappe (principalement dans les Laurentides entre le milieu de la rivière Saint-Maurice et le Saguenay).
À partir de cette époque (1634 – 1650), on assiste au démembrement de la Confédération des Wyandots et à la dispersion de ses familles qui étaient regroupées autour de quatre (4) à cinq (5) tribus. On estime la population huronne à ce moment-là à environ 20,000 à 30,000 personnes.
En 1650, on ne compte plus que quelques centaines d’individus seulement. La plupart ont été décimés par les épidémies ou ont succombés lors des guerres que se livrent les Hurons et les Iroquois, les Français et les Anglais durant les vingt (20) années précédentes.
Une partie de la population huronne est intégrée dans la confédération iroquoise. Le groupe de survivants à cette épisode tragique se scinde en deux pour former les Wyandots des Grands Lacs et les Hurons – Wendat, les aïeux des Hurons-Wendat de Wendake.
Commence alors une période d’exil pour quelques trois cents (300) Wendat qui les conduira au Québec où ils occuperont jusqu’à six (6) emplacements différents avant de s’établir définitivement dans le village de Lorette en 1697 (qu’on appelait encore récemment le Village-des- Hurons). D’abord fixés à l’île d’Orléans en 1651, ils s’établirent à Québec jusqu’en 1668. Par la suite, ils occupèrent temporairement Beauport, Notre Dame de Foy, Ancienne-Lorette et la jeune Lorette en 1673.

Wendake

Un brin d’histoire

La réserve de Wendake, également appelée Village-des-Hurons, est située sur la rive est de la rivière Saint-Charles, &127à 8 kilomètres de Québec.

La superficie de la réserve est de 112,21 hectares. On y accède, à l’est, par l’autoroute Laurentienne ou, à l’ouest, par le boulevard Henri IV et la route 369. Le réseau routier est constitué de routes asphaltées (7 510 mètres) et de routes de gravier (2 090 mètres). La communauté compte quelque 500 maisons.

Population

La population de Wendake est actuellement de 2 700 personnes environ, dont quelque 1 100 résident sur le territoire de la réserve.

Description

Wendake est la seule communauté huronne-wendat au Canada. Connue aussi sous le nom de Village-des-Hurons, cette communauté est établie à l’emplacement actuel depuis 300 ans cette année. Réfugiés dans la région de Québec à la suite des attaques subies dans la Huronie d’Ontario au milieu du dix-septième siècle, un groupe de Hurons-Wendat se sont d’abord établis dans l’île d’Orléans, à proximité de Québec. Comme ils étaient encore la cible des attaques de leurs ennemis dans ce lieu isolé et difficile à défendre, leurs alliés français en ont abrité certains dans l’enceinte de la ville. D’autres se sont établis sur des terres concédées aux Jésuites pour en faire des missions aux Amérindiens, à Sillery et à Beauport, dans la région de Québec. Puis une mission distincte, sous le nom de Notre-Dame-de-Lorette, est constituée à leur intention dans un lieu devenu depuis l’Ancienne-Lorette, où se trouve l’actuel aéroport de Québec.

En 1697 les Wendat sont relocalisés à l’emplacement actuel de la communauté, alors appelé Jeune-Lorette. Au cours des années, la communauté a pris divers noms, dont le plus connu est Village-des-Hurons. Le nom de Wendake a été adopté officiellement en 1986. Le territoire attribué à la communauté s’est agrandi par l’adjonction de terres concédées par le gouvernement fédéral en 1958, 1961, 1973 et 1990.

La langue d’usage de la communauté est le français.

Le mode de vie des hurons

Type de société

– semi- sédentaire

– structure sociale complexe (famille, clan, tribu)

– hierarchie fondée sur la maisonnée

– Phallocratie hierarchisée

Vie matérielle (habitat, transport, outils)

– maisons longues regroupées en villages

– canot d’écorce et traîneau

– arcs et flèches, tomahawks

Mode de subsistance

– culture du sol par les femmes

– chasse et pêche par les hommes

La vie des Hurons-Wendat

LA FEMME HURONNE-WENDAT ET L’ENFANT
Au sein de la société huronne-wendat traditionnelle, le système matriarcal prévalait. À l’intérieur de la Maison Longue, la Ohwachira (famille) était formée d’une mère, de ses filles et leurs conjoints, ainsi que de leurs enfants. Ce regroupement composait le clan. Les enfants appartenaient habituellement au clan de leur mère, et le lien de la filiation au clan était tel qu’il n’était pas rare de voir un homme léguer ses biens aux enfants de sa soeur plutôt qu’à ses propres enfants. Il revenait également au conseil des femmes de choisir les chefs, de même que de les destituer.
Avec l’avènement de la Loi sur les Indiens survint une transformation profonde dans le tissu social huron-wendat, passant ainsi du matriarcat au patriarcat. De nos jours, au Village-Huron (Québec), seuls les clans du Loup, du Chevreuil, de la Tortue, et de l’Ours ont survécu.

LA CHASSE AU LIÈVRE

L’hiver, la trappe et la chasse du petit gibier étaient pratiquées partout par les Autochtones. Mis à part la viande délicieuse, les peaux étaient excellentes pour fabriquer des couvertures de fourrure de lièvres, pour le confort des enfants. Pour bien chasser le lièvre, il fallait que les chasseurs sachent bien viser avec leur arc, étant donné qu’ils les chassaient à aire ouverte.
Plus tard pendant la saison hivernale, il était plus difficile de voir le gibier, étant donné que la fourrure du lièvre devenait complètement blanche, ce qui lui permettait de se confondre avec son environnement, afin d’éviter les prédateurs terrestres et ceux des airs, comme les gros faucons.

LE POISSON

L’un des aliments de base les plus importants pour les autochtones était le poisson. Ils en dépendaient largement pour leur diète quotidienne. La pêche se faisait de diverses façons, selon la région. Les fils, les diverses trappes à poissons, les lances, le harponnage en eau profonde, les filets et les crochets; tous étaient utilisés.

Le poisson était généralement transformé par les femmes qui le séchait et le fumait à des fins de conservation. Riche en protéines, le poisson a agrémenté plusieurs mets de maïs, en remplacement de la plus fibreuse viande de bois. Des évidences archéologiques démontrent clairement les différentes espèces de poissons autrefois consommées par les Autochtones.

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