● Poèmes d’amis

La vie moderne

La vie est belle ,dit-on
On regarde la télévision
On écoute la radio
On lit les journaux
A la une, la guerre
Sur une grande partie de la
terre
Il y a aussi la famine
Et la politique vermine

Comme une vie sans amour
Ne peut voir le jour
On approuve l’adultère
L’amour est mort, vive la  guerre

Et la guerre est partout
L’adultère est en nous
L’honnêteté démodée
Ce n’est plus que passé

Quand on se retrouve seul
On prépare son linceul
À la vie on renonce
Et les gens vous enfoncent

Mais un jour viendra
Où nous serons là
Devant le juge de la vie
Et nous aurons compris

Compris que le mensonge
Avec lequel les gens plongent
Est pire qu’une guerre
Que cela est l’enfer.

~ Jean-Paul ~

La Mer

A l’aube et au crépuscule je lis mon âme
car c’est là qu’elle s’est perdue.
un souvenir lointain m’assaille..
je me souviens…
Lent murmure répétitif et sournois,
qui me rappelle que je ne l’ai vue depuis longtemps…
son corps mouvant, qui m’emportait au loin
ou me ramenait à la raison,
rafraîchissant d’une caresse mes plus étranges peines,
ses vagues et ses remous me bousculant
dans ses plus sombres humeurs,
comme une vengeance face à mes infidélités…
cette maîtresse étrange aux mouvements lancinants
m’a donné tant de joie dans mes pires instants,
qu’elle était la seule , peu fidèle elle aussi,
à accueillir mon corps lorsqu’il en avait besoin,
à le bercer doucement, parfois le chavirer,
à l’illuminer d’un rayon de lune,
me portant comme un bijou,
ou une poussière qu’elle balayerait d’une seule vague…
je la garde toujours, comme une ombre derrière moi,
et chaque larme que je verse laisse sur ma joue
une traînée de son corps,
comme une goutte de sang, un noeud dans mon mouchoir
de peur de l’oublier… la mer.

La Prière de Pénélope

Je regarde cet océan d’étoiles qui berce ses marins
avec le chant de quelque sirène chimérique
Il est si présent en mon cour qu’il extirpe
de mes yeux  des larmes amères.
Qu’ as-tu fait de celui qui a volé mon âme ?
Il est à bord d’un navire, qui vogue vers les étoiles,
contemple les nébuleuses sur tes chemins, et m’a peut-être oubliée.
L’improbable Ulysse qui a pris mon cour pour d’obscures raisons,
cherche en d’autres lieux la passion que je lui offre.
Il voyage de lune en soleil, en équilibre sur la voie lactée,
avec la soif de comprendre comment tourne la terre,
comment vivent d’autres vies qui peuplent ses songes..
et paie pour le cela le prix de mon amour…
Amour, mon tendre amour, ne veux-tu pas ce que je cherche à te donner ?.
la douceur de mes caresses, la chaleur de mon corps?
Reviens juste pour m’embrasser, je ne chercherai pas à te retenir..
il est si dur en nos temps de trouver l’âme sour et de savoir la garder.
Pars donc, va sans remords vers ses contrées célestes
qui t’attirent plus fort que je ne pourrai jamais.
Je t’aime et l’indicible espoir de partager un peu de ta vie
entretiendra cet amour au cour de l’infini.
Toujours ce silence…..
toujours ce silence et cette infranchissable distance…
elle baisse les bras, regarde les étoiles en se disant qu’elles ont bien de la chance…
des années lumières semblent séparer ses messages de leur destinataire…
Finissant sa prière, elle contemple le désert.
elle attend la pluie….

~ Lilith ~

Laisser un commentaire